Dans cet article Services de traduction de sites web : quatre façons d’y arriver Ce qui casse quand vous traduisez un site web Traduction de site web ou localisation de site web ? Quelle langue en premier : l’espagnol aux États-Unis, le français au Canada Traduction automatique, DeepL et révision humaine Ce que…

Traduire automatiquement une page est la ligne la moins chère d’un site multilingue. Le vrai coût se cache dans trois couches que la plupart des fournisseurs ne mettent jamais sur une même page : la traduction elle-même, la configuration qui fait vraiment fonctionner la deuxième langue, et le budget pour la maintenir à mesure que le site évolue.

Sautez l’une des trois, et un site bilingue a l’air impeccable le jour du lancement, puis se brise en silence quelques mois plus tard. Pour un site d’environ 15 000 mots qui ajoute une langue, l’outil coûte de 99 €/an pour une extension WordPress à 320 $/an pour Weglot, et une révision humaine de la traduction automatique, de 900 $ à 1 800 $ environ — la configuration et l’entretien s’ajoutent, et les deux sont estimés plus bas.

Il existe quatre chemins courants pour passer d’une langue à deux, et les fournisseurs les mettent rarement côte à côte. Ce que vous obtenez, ce qui tend à casser, ce que le fournisseur facture et — la partie que personne n’annonce — ce qui arrive à vos pages traduites si vous cessez de payer. Pour l’un des chemins les plus populaires, cette question a une réponse documentée — les pages traduites sont retirées progressivement des moteurs de recherche, et un projet inactif est supprimé après trois mois — et ça doit entrer dans le calcul de ce qui coûte vraiment le moins cher.

Services de traduction de sites web : quatre façons d’y arriver

CheminCe que vous obtenezCe qui cassePrix, selon le site du fournisseurSi vous cessez de payer
Bouton de traduction intégré au navigateurN’importe quel visiteur peut traduire automatiquement n’importe quelle page, gratuitement, sans aucune configuration de votre côtéCe n’est pas votre site qui traduit — c’est le navigateur du visiteur qui devine, phrase par phrase ; les moteurs de recherche ne l’indexent pas0 $Rien à perdre — il n’y avait jamais rien sur votre serveur
Proxy infonuagique (p. ex. Weglot)Une couche placée devant votre site qui sert des pages traduites à votresite.com/fr/ ou fr.votresite.com, presque sans toucher à votre code (sur WordPress, Weglot s’installe plutôt comme une extension, mais les traductions restent sur les serveurs de Weglot)Les traductions vivent sur les serveurs du fournisseur, pas sur les vôtresGratuit jusqu’à 2 000 mots dans une langue ; Starter 17 $/mois (10 000 mots) ; Business 32 $/mois (50 000 mots, 3 langues), jusqu’à 769 $/mois pour 5 000 000 motsSelon le centre d’aide de Weglot : les pages sont « progressively removed from search engines » (retirées progressivement des moteurs de recherche), et un projet inactif est « automatically deleted after 3 months » (supprimé automatiquement après 3 mois)
Extension WordPress, traduction stockée dans votre propre base de données (WPML, Polylang, TranslatePress)Les traductions vivent dans votre propre base de données — comme des articles distincts (WPML, Polylang) ou comme des chaînes traduites dans les tables de l’extension elle-même (TranslatePress) ; traduction automatique pour démarrer, révision humaine ensuiteBien faire les choses — formulaires, paiement, chaînes du thème, menus — demande plus que l’installation de l’extensionWPML Multilingual CMS 99 €/an (22 500 mots IA) ; Polylang Pro à partir de 99 €/an ; TranslatePress Personal 99 €/an (50 000 mots IA), Business 199 €/an (200 000 mots)La licence expire, mais les traductions restent dans votre propre base de données et n’ont pas besoin des serveurs du fournisseur pour s’afficher — vérifiez les conditions de renouvellement de votre extension pour savoir ce qui s’arrête (habituellement les mises à jour et le soutien)
Contenu distinct, écrit pour les mots-clés de recherche de chaque langueLe contenu correspond à ce que les gens tapent vraiment dans Google dans cette langue, pas à une version traduite de votre mot-clé anglaisDouble la charge de contenu — chaque mise à jour se fait deux foisPas un abonnement — du temps de rédaction et de SEORien n’est lié à un fournisseur — ce sont des pages sur votre propre site dans les deux cas

Le palier gratuit de Weglot rend ce compromis explicite avant même que vous payiez quoi que ce soit : dépassez 2 000 mots et, selon l’article d’aide de Weglot, « Weglot won’t display the translations until you go back under the limit » (Weglot n’affichera pas les traductions tant que vous ne serez pas repassé sous la limite) — la page revient silencieusement à l’anglais jusqu’à ce que quelqu’un mette le forfait à niveau.

Les forfaits de ce tableau ne sont pas tous tarifés au volume de mots. Les paliers du proxy de Weglot montent selon le nombre de mots traduits, et les forfaits de WPML et de TranslatePress incluent une allocation de mots traduits par IA (TranslatePress la recharge à chaque renouvellement de licence) — mais Polylang Pro commence à 99 €/an sans allocation de mots propre ; sa traduction automatique passe par votre propre clé API DeepL, facturée séparément par DeepL plutôt que par Polylang.

Le chiffre qui détermine votre coût reste le nombre de mots que votre site doit traduire — mais le compteur n’est pas le même d’un forfait à l’autre.

La question du stockage est le vrai point de bascule. La page technique de Weglot est directe à ce sujet : « Your translations are stored on the Weglot database. » (Vos traductions sont stockées dans la base de données de Weglot.)

La documentation des tables WPML décrit l’architecture inverse — les entrées traduites « share the same value in element_type and trid columns » (partagent la même valeur dans les colonnes element_type et trid) que l’original, ce qui veut dire que ce sont des lignes dans vos propres tables WordPress.

L’équipe de TranslatePress le dit tout aussi clairement : « The translations are stored in your site’s local database. » (Les traductions sont stockées dans la base de données locale de votre site.)

Un chemin vous loue la deuxième langue. L’autre l’intègre au site que vous possédez déjà.

Table lumineuse avec des modules de verre en paires ambre et turquoise, où quelques modules ambre attendent encore leur double

Ce qui casse quand vous traduisez un site web

Notre propre site est bilingue, sur WordPress avec WPML — une partie de cette liste vient donc de ce que nous avons dû y réparer. Deux choses qu’aucune page de tarification ne mentionne : la version française a besoin de ses propres catégories et étiquettes, configurées séparément de celles en anglais, et un lien vers une page française pas encore publiée est réécrit en une adresse nue du type ?p=123 jusqu’à la mise en ligne de cette page. Aucun des deux ne semble brisé tant que personne ne vérifie.

Formulaires et courriels. Le courriel de confirmation qu’un client reçoit, et l’avis que votre équipe reçoit quand un formulaire est soumis, sont des éléments traduisibles distincts du texte de la page. Une extension qui gère le texte des pages ne les attrape pas automatiquement.

La fiche de l’extension Weglot le précise comme argument de vente : « Cart, checkout, and account pages. Customer emails in the shopper’s own language. » (pages du panier, du paiement et du compte ; courriels aux clients dans leur propre langue) — ça vaut la peine de remarquer ce qu’un fournisseur annonce comme inclus, parce que ça révèle ce qui manque habituellement par défaut.

Le sélecteur de langue. Changer de langue en cours de page doit mener vers la page traduite correspondante, pas rebondir vers la page d’accueil. Testez-le à trois niveaux de profondeur dans le site, pas seulement depuis la page d’accueil.

Adresses, dates et devises. Un bloc d’adresse au format américain, une date écrite mois/jour/année ou un prix sans contexte de devise peut sembler erroné à un visiteur qui lit la page dans une autre langue — les mots sont traduits, pas les formats.

Images avec du texte intégré. Les bannières, infographies et captures d’écran avec des mots en anglais restent en anglais peu importe l’outil de traduction qui tourne autour d’elles sur la page. Elles ont besoin d’une deuxième version, pas d’un réglage de traduction.

Pages légales. Le fait qu’une politique de confidentialité ou une page de conditions doive exister dans une deuxième langue dépend de l’endroit où votre entreprise exerce réellement ses activités — faites-le confirmer par un avocat plutôt qu’avec les réglages par défaut d’une extension.

Balises hreflang. La balise qui indique à Google quelle version linguistique montrer à quel visiteur est un mécanisme à part, et il est facile de la configurer à moitié. C’est un sujet complet en soi — voir notre guide des balises hreflang pour le Canada et les États-Unis.

Schéma : six choses que le logiciel de traduction ne touche pas — formulaires et courriels, sélecteur de langue, adresses, dates et devises, images avec du texte, pages juridiques, balises hreflang

Traduction de site web ou localisation de site web ?

Une page traduite garde chaque prix en dollars et chaque date écrite comme votre équipe l’écrit habituellement ; une page localisée ajuste les deux pour le lecteur. Les services de localisation de site web couvrent un mandat plus large : affichage de la devise, format de date, unités de mesure, images adaptées à la région, et les détails juridiques ou culturels qu’un simple remplacement de mots saute. Une traduction peut passer la relecture et quand même sonner étrangère pour un lecteur local, parce que « correct » et « naturel » ne relèvent pas du même critère.

Pour une boutique en particulier, la localisation touche aussi les données produit — la devise sur le prix, les tableaux de tailles dans le système du lecteur, et les textes de livraison et de retour qui correspondent au pays de destination de la commande. Si vous chiffrez ce projet en même temps que la boutique elle-même, combien coûte un site web de commerce électronique couvre la question de la boutique ; cet article reste centré sur la question de la langue.

Quelle langue en premier : l’espagnol aux États-Unis, le français au Canada

Aux États-Unis, l’espagnol est la deuxième langue par défaut, et de loin. L’American Community Survey du Census Bureau a constaté que, parmi les gens qui parlent une langue autre que l’anglais à la maison, « Spanish (61.1%), Chinese… (5.1%), and Tagalog… (2.5%) were the three most spoken languages at home » (l’espagnol [61,1 %], le chinois… [5,1 %] et le tagalog… [2,5 %] étaient les trois langues les plus parlées à la maison) entre 2018 et 2022 — aucune autre langue ne s’en approche.

Le Canada, c’est différent, parce que vous ne partez pas vraiment de zéro : le français et l’anglais sont déjà les deux langues officielles du pays. Ce que ça exige légalement dépend de qui vous êtes.

La Loi sur les langues officielles vise à assurer au français et à l’anglais « leur égalité de statut et l’égalité de droits et privilèges quant à leur usage dans les institutions fédérales », et prévoit que « Le public a, au Canada, le droit de communiquer avec les institutions fédérales et d’en recevoir les services » dans l’une ou l’autre langue.

C’est écrit pour les institutions fédérales, pas pour les entreprises privées. Une entreprise qui vend à l’échelle nationale au Canada n’est pas liée par la Loi de la même façon qu’un bureau gouvernemental ; le français y est généralement une décision d’affaires, pas une obligation légale — confirmez avec un avocat si votre entreprise est réglementée au fédéral ou si vous n’êtes pas certain de votre situation.

Le Québec ajoute sa propre couche par-dessus tout ce qui est fédéral — les règles linguistiques de la province vivent dans une loi distincte, la Charte de la langue française, à vérifier avec un avocat si vous y faites affaire. C’est un détail provincial, pas la règle pour le reste du Canada.

Membre d’équipage qui entretient un noyau d’énergie alimentant les lumières des deux rives

Traduction automatique, DeepL et révision humaine

Chaque extension du tableau ci-dessus embarque une forme de traduction automatique. Sur sa page de tarifs, Polylang Pro indique « DeepL Machine Translation integration (your own API key required) » (intégration de la traduction automatique DeepL, votre propre clé API requise).

La documentation sur la traduction automatique de WPML nomme le point faible des moteurs classiques : « the legacy engines (DeepL, Google, Microsoft) translate one segment at a time without page-level context » (les moteurs classiques — DeepL, Google, Microsoft — traduisent un segment à la fois, sans contexte au niveau de la page).

Chaque phrase est traduite sans tenir compte des phrases voisines, et c’est là que le résultat automatique sonne raide même quand chaque mot est correct. Les moteurs plus récents, sensibles au contexte, réduisent cet écart ; ils n’éliminent pas le besoin d’une révision humaine.

La traduction de site web par DeepL veut habituellement dire l’API de DeepL — un moteur de traduction de texte auquel d’autres outils se branchent, facturé à l’usage, pas un traducteur de site web à lui seul. C’est la couche sous l’extension ; elle ne la remplace pas. Le palier développeur permet de « test out the API » (tester l’API) gratuitement, avec un crédit unique de 1 million de caractères avant que la tarification à l’usage ne s’enclenche.

C’est à l’étape de la révision que la tarification d’un traducteur humain ne ressemble en rien à celle d’une extension.

L’American Translators Association note que la traduction « is often charged on a per-word basis (or per-character basis for languages that use characters), so a longer document will result in a higher price » (est souvent facturée au mot, ou au caractère pour les langues qui utilisent des caractères, donc un document plus long coûte plus cher), et que « most professional translators have a minimum service charge, even for a document that is just one or two pages » (la plupart des traducteurs professionnels ont un tarif minimum, même pour un document d’une ou deux pages).

Pour le travail marketing en particulier, l’ATA note que « translators may charge hourly rates… especially for creative translations in the marketing world, or if the job includes more than one step » (les traducteurs peuvent facturer à l’heure… surtout pour les traductions créatives en marketing, ou si le mandat comprend plus d’une étape) — ce qui décrit exactement ce qu’est la révision d’un texte marketing traduit automatiquement.

Les mandats urgents coûtent plus cher aussi : l’ATA note que « translators usually charge a rush fee for quick turnaround or weekend work » (les traducteurs facturent habituellement des frais d’urgence pour un délai serré ou un travail de fin de semaine) — un détail à connaître avant de demander à un traducteur de livrer un site pour vendredi.

Les plateformes de boutiques en ligne imposent aussi leur propre plafond à la traduction automatique : l’application Translate & Adapt de Shopify a sa propre limite quant au nombre de langues qu’elle traduit automatiquement ; au-delà, le reste se traduit à la main. Le plafond change selon la plateforme, mais il ne disparaît pas.

Ce que coûte un site web multilingue sur un an

Prenez un site d’environ 15 000 mots avec une langue additionnelle. Sur Weglot, ça dépasse le plafond Starter de 10 000 mots, donc c’est le forfait Business à 320 $ par an, facturé annuellement. Sur WPML Multilingual CMS, c’est 99 €/an, avec 22 500 mots IA — assez pour une première passe.

TranslatePress Personal est à 99 €/an avec 50 000 mots IA. Voilà pour le poste « outil » — et c’est le plus petit.

Le guide des coûts de Weglot indique « Professional rates average around $0.17-$0.50 per word » (les tarifs professionnels tournent autour de 0,17 $ à 0,50 $ le mot), et la ventilation des prix de l’agence de traduction Transphere situe la post-édition complète d’une traduction automatique — un linguiste qui amène le texte « up to human-quality standards » (au niveau d’une traduction humaine) — entre 0,06 $ et 0,12 $ le mot.

Sur 15 000 mots, ça donne environ 900 $ à 1 800 $ pour une révision humaine d’une traduction automatique, ou 2 550 $ à 7 500 $ pour une traduction à partir de zéro. Ce sont des estimations de sources secondaires, pas des devis : demandez à un traducteur de chiffrer votre nombre de mots réel. La configuration s’ajoute par-dessus, et elle ne figure sur aucune page de tarification d’un fournisseur.

Les agences web qui chiffrent un site bilingue comme un seul projet intègrent plutôt la deuxième langue dans un supplément : Allusive Digital, une agence d’Ottawa, évalue la conception d’un site bilingue à « 20 to 35 percent more than a standard English-only website » (de 20 à 35 % de plus qu’un site uniquement en anglais) — traduction comprise — et précise que lorsque le contenu français est déjà rédigé, « the premium is closer to 10–20% » (le supplément se rapproche plutôt de 10 à 20 %).

C’est ce chiffre plus bas qui se rapproche le plus de ce que la configuration ajoute au moment de la construction du site. Le prix de base du site lui-même est une question distincte — voir combien coûte un site web.

La configuration n’est pas un abonnement, et ce n’est pas non plus un coût ponctuel. Ce sont les formulaires, le sélecteur, les chaînes du thème et les menus — la liste vue plus tôt dans cet article — pas le texte des pages, et une partie de ce travail revient chaque fois qu’un nouveau formulaire, un nouvel élément de menu ou un nouveau modèle de produit s’ajoute.

L’entretien est la couche qui n’a pas de date de fin naturelle, et aucune page de tarification d’extension ne la couvre — un renouvellement de licence achète l’outil, pas la traduction. La licence se renouvelle chaque année aux prix du tableau plus haut.

Peu importe l’outil qui se renouvelle, il faut quand même quelqu’un pour traduire tout ce qui s’ajoute — nouvelles pages, nouveaux produits, prix mis à jour. Aux tarifs de post-édition cités plus haut, une nouvelle page de services de 1 000 mots coûte de 60 $ à 120 $ environ pour atteindre la qualité d’une traduction humaine, et comme la plupart des traducteurs ont un tarif minimum, même une modification d’un paragraphe peut coûter plus que son nombre de mots ne le laisse croire.

Schéma : trois couches d’un budget multilingue — traduction, configuration et entretien, qui continuent toutes après la mise en ligne

Prévoir la deuxième langue avant la mise en ligne

Si vous planifiez encore le site, il est moins cher de décider de la deuxième langue avant le lancement que de l’ajouter après coup : un site web d’affaires, avec la deuxième langue prévue dès le départ, évite de refaire les formulaires, les menus et la logique du sélecteur plus tard. Dites-nous quelles langues il vous faut, et nous établirons la portée avant de vous transmettre un devis.

Une fois qu’un site est en ligne dans deux langues, faire en sorte que chaque langue reste trouvable est un travail distinct de la maintenir traduite — voir pourquoi une page traduite ne se classe pas. Et si la question ouverte est celle de l’outil, pas de savoir s’il en faut un, voir notre comparatif de WPML, Polylang, TranslatePress et Weglot — comparés sur ce qui se passe sur un vrai site WordPress, pas sur une page de fonctionnalités. Côté SEO, nous offrons le SEO pour la deuxième langue, à +30 %, avec une recherche de mots-clés faite séparément pour chaque langue plutôt qu’une liste traduite.

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